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Citoyenneté et Démocratie 

Promouvoir la réconciliation nationale à travers les valeurs culturelles positives et la diversité ethnique

Pour permettre à la jeunesse de jouer un rôle de premier plan dans la consolidation du processus démocratique au Mali, l’ONG AZhAR a initié le projet «Jeunesse/Citoyenneté et Démocratie» sur financement de la National Endowment for Democracy (NED).

L’objectif de cette initiative était de renforcer les capacités des jeunes de Gao et Tessalit dans le cadre du dit projet. Cette phase du projet est orientée vers la lutte contre l’extrémisme violent et la radicalisation des jeunes. Elle s’est étendue sur une période d’un an.

L’initiative est en fait basée sur l’organisation de débats intergénérationnels, des émissions radios, des sessions de formation, des campagnes de sensibilisation et information, et des évènements sportifs et culturels. Toutes ces activités avaient permis d’éveiller la conscience des jeunes sur le phénomène de l’extrémisme violent qui est devenu un problème de société au Mali et au Sahel mais aussi un grand frein au développement.

L’ambition était donc de mobiliser la jeunesse malienne au niveau des régions de Gao et Kidal pour comprendre et faire face au fléau de l’extrémisme violent. Ce dispositif avait permis de faire émerger un esprit de citoyen actif au sein de la jeunesse.

Rôle de la jeunesse dans le processus de paix et vivre ensemble

Aujourd’hui, l’engagement et l’implication de la jeunesse malienne dans la résolution de la crise du nord et du centre du pays sont devenus nécessaires pour consolider la paix et sauver le « vivre ensemble » qui a fait la légendaire grandeur du Mali. Les jeunes du Mali en général et ceux des régions du nord en particulier se sont montrés incontournables du début de la crise jusqu’à la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation.

Les jeunes ont donc joué l’exemplaire rôle qui était attendu d’eux par la nation à savoir : la conduite des actions de sensibilisation et de mobilisation, la restauration des valeurs de démocratie, du vivre ensemble et de la cohésion sociale ; des valeurs dégradées par des tensions intra et intercommunautaires qui sont à vrai dire à l’origine de l’effritement du tissu social malien.

L’ONG AZHAR, dans le cadre du renforcement des capacités des organisations de jeunes a organisé deux (2) émissions radio dans la région de Gao afin d’échanger avec le plus grand nombre d’auditeurs sur le rôle que doit jouer cette jeunesse dans le processus de réconciliation nationale à partir des valeurs culturelles positives et la diversité ethnique.

L’extrémisme violent, quel rôle pour la jeunesse malienne ?

Selon de nombreux experts, l’une des causes majeures de l’extrémisme violent est le désœuvrement de la jeune conséquence immédiate du chômage et de la pauvreté. Selon les jeunes, il est impératif que les autorités impliquent la force vive du pays non seulement dans les prises de décisions concernant leur avenir, mais aussi leur confier des postes de responsabilité pour mieux participer au développement et à la stabilité du pays.

En plus de ces actions, l’ONG AZHAR et son partenaire NED (National Endowment for Democracy) ont organisé trois (3) débats à Gao le 31 juillet et les 07 et 14 Août à Mopti et Bamako avec pour objectif principal la poursuite de la dynamique d’accompagnement et de renforcement de la jeunesse dans le processus de stabilisation de la démocratie et de la lutte contre l‘extrémisme violent. Ces rencontres ont enregistré une participative massive des jeunes. Ces débats ont permis d’approfondir les réflexions sur les causes qui poussent les jeunes de ces régions à la radicalisation et à l’extrémisme violent. Des propositions et recommandations furent prises pour trouver des solutions à cette dérive qui menace le pays tout entier.

L’ONG AZHAR, malgré l’insécurité caractérisée par des attaques et des affrontements violents entre les groupes armés, a pu mener à bien ses activités sur le terrain. Les experts locaux spécialistes des questions de jeunesse de l’extrémisme violent issus de la société civile et quelques imams ont facilité l’animation de ces débats auxquels ont participé des jeunes leaders, des leaders locaux et des élus. De ces journées de débats et d’échanges il est sorti beaucoup de réflexions pertinentes sur les problématiques posées.

Le rôle des mosquées dans la lutte contre l’extrémisme violent

Toujours avec son partenaire, la fondation NED, l’ONG AZHAR avait organisé une journée de débats sur le thème « débat intergénérationnel sur le rôle des mosquées dans l’extrémisme violent ». Là également, l’objectif était de créer un cadre d’échange entre la jeune génération et les aînés afin de déterminer les actions concrètes autour du sujet crucial de l’extrémisme violent. Cette journée a aussi été l’occasion d’approfondir les réflexions sur les causes qui motivent les jeunes à aller se détruire dans le radicalisme. La rencontre s’est déroulée au Centre d’Accueil de Tessalit. Elle a regroupé 30 participants composés des jeunes leaders, des leaders religieux, des représentants des autorités locales et le réseau des organisations féminines du cercle.

A l’issue de cette rencontre, des recommandations ont été formulées parmi lesquelles on peut citer : la tolérance dans le discours de prêche public dans les mosquées, la lutte contre la pauvreté et la famine, la promotion de l’emploi des jeunes, la vulgarisation et l’interprétation herméneutique des textes religieux, la restauration et le renforcement de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national.

M.M

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